140 homicides pour 100 000 habitants. Voilà un chiffre qui dépasse l’entendement, et pourtant, il reflète la réalité de certaines villes bien réelles, pas de scénarios dystopiques. Voyager à l’étranger, c’est parfois accepter l’idée d’un danger qui se niche à chaque coin de rue, selon le point du globe où l’on pose sa valise. Entre criminalité galopante et instabilité politique chronique, certaines destinations s’illustrent tristement par leur niveau de risque. Les autorités dressent la liste noire de villes à fuir, pointant du doigt les enlèvements, les conflits larvés et la puissance de réseaux criminels qui dictent leur loi. Les cartes actualisées révèlent des écarts criants entre les régions : des cités mondialement connues pour leur dynamisme touristique se retrouvent aujourd’hui en haut du classement des zones à risque.
Pourquoi certaines villes figurent parmi les endroits les plus dangereux pour les touristes
Pour saisir comment certaines villes s’imposent tristement tout en haut de la liste des endroits risqués, il faut regarder du côté de critères très concrets : nombre d’homicides, fragilité politique, puissance des organisations criminelles. Colima, au Mexique, décroche la première place avec plus de 140 homicides pour 100 000 habitants, un record mondial. D’autres villes mexicaines comme Ciudad Obregon, Zamora ou Manzanillo se maintiennent dans des chiffres tout aussi vertigineux, largement au-dessus du seuil de 100. Ce phénomène ne s’arrête pas là : Port-au-Prince, en Haïti, dépasse les 117 homicides, preuve d’une tension constante pesant sur les habitants comme les voyageurs.
Qu’est-ce qui fait basculer ces villes ? L’équation est souvent la même : pauvreté chronique, ascendant des cartels, absence d’autorité fiable, conflits latents. Par moments, la situation échappe à la simple sphère urbaine : des pays dans leur ensemble, du Soudan à la Centrafrique, de l’Afghanistan à la Syrie, cumulent risques extrêmes, violences, effondrement institutionnel.
Concrètement, voici les sources de danger qui agitent ces lieux :
- Instabilité politique et criminalité : l’autorité vacille, la violence prend la place des lois.
- Réseaux criminels : mise sous coupe réglée de quartiers entiers, affrontements sanglants, narco-trafic.
- Conflits armés : populations déplacées, économie parallèle, climat de peur permanent.
Les chiffres sont têtus : d’anciens hauts lieux touristiques se retrouvent classés parmi les zones rouges. Leurs déboires s’enracinent dans la géopolitique locale, bien au-delà des seuls faits divers actuels.
Quels sont les principaux risques auxquels s’exposent les voyageurs dans ces zones
Sur ces territoires où la carte vire au rouge, les menaces convergent. L’Amérique latine en donne un exemple frappant : la criminalité explose, mettant les voyageurs face à des risques concrets, agressions, enlèvements, actes de violence pouvant toucher sans distinction touristes ou locaux. À Colima, Port-au-Prince, Ciudad Juarez, Zamora, la sécurité n’est jamais assurée, de jour comme de nuit.
Cela ne se limite pas à la violence des villes. Route des Yungas en Bolivie (mieux connue sous le nom de Route de la Mort), Kjeragbolten en Norvège : la géographie elle-même devient menaçante, chaque déplacement pouvant tourner au drame. À cela s’ajoutent des catastrophes naturelles qui rappellent la part d’imprévisible du voyage : séismes, tempêtes soudaines, crues violentes, l’environnement ne pardonne aucune erreur.
Dans les zones en guerre, comme Soudan, Afghanistan ou Centrafrique, l’insécurité prend d’autres formes : lignes de front mouvantes, exodes de population, soins inaccessibles. Et certains lieux portent la trace du danger à l’état pur. Île de Queimada Grande, infestée par la Jararaca-ilhoa, la vipère la plus redoutable du monde. Ou le lac Natron, dont les eaux alcalines peuvent causer la mort au moindre faux pas. Parfois, la menace est biologique ou géologique, et non humaine.
Top des villes à éviter : panorama des destinations les plus dangereuses actuellement
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Colima, capitale mexicaine du risque, enregistre plus de 140 homicides pour 100 000 habitants. Là-bas, la routine navigue entre peur et criminalité, entretenue par la puissance des cartels. Ciudad Obregon, Port-au-Prince, Zamora suivent la même pente, toutes dépassant le seuil de 100 homicides. Dans ces lieux, la violence s’invite dans le quotidien, que l’on soit touriste ou riverain.
Il ne s’agit pas d’un phénomène uniquement local. Guayaquil, en Équateur, tout comme Mandela Bay en Afrique du Sud, affichent des taux effrayants (près de 89 et 78 homicides pour 100 000). À Tijuana, Zacatecas, Ciudad Juarez, la spirale se poursuit, chacune dépassant les 75 homicides, avec leur lot d’enlèvements, agressions, risques multiples.
Pour donner un panorama des plus grandes métropoles où la violence dicte sa loi, voici celles qui cumulent les taux d’homicides les plus impressionnants :
- Manzanillo : 102,58 pour 100 000 habitants
- Tijuana : 91,76
- Zacatecas : 88,99
- Ciudad Juarez : 77,43
Ce qui réunit ces foyers de tensions : pauvreté irréductible, fragilité politique tenace, emprise de réseaux criminels solidement implantés. À la croisée de routes stratégiques pour le trafic, ces villes subissent jour après jour une pression qui pousse les voyageurs à rebrousser chemin. Ceux qui souhaitent éviter la peur en bandoulière auront tout intérêt à viser d’autres horizons.
Voyager en sécurité : conseils pratiques et alternatives pour des séjours sereins
Choisir sa destination ne relève plus uniquement de l’envie de nouveauté ou de découverte. La prudence est devenue une boussole. Consulter régulièrement les alertes et bulletins de sécurité régionaux, prendre la température locale, se renseigner sur le contexte avant de s’envoler : ces démarches sont désormais incontournables. Certains états, classés au plus haut degré de dangerosité, Afghanistan, Soudan, Centrafrique,, voient toute idée de voyage vite remisée. Violence structurelle, enlèvements, insécurité chronique : difficile de concevoir un séjour sans arrière-pensée.
Pour ceux qui placent la tranquillité en tête de leurs priorités, certains pays brillent par leur stabilité : Islande, Danemark, Norvège, Finlande, Suisse. Plusieurs îles, telles que les Seychelles, Palaos ou les Îles Caïmans, rappellent que le monde regorge de refuges où la sérénité règne encore, loin du tumulte et des flux criminels.
Pour voyager le cœur plus léger, quelques gestes simples réduisent déjà de nombreux risques :
- Vérifiez que votre assurance voyage est bien à jour, avec des garanties solides en cas de pépin
- Gardez toujours une version numérique de vos documents essentiels
- Montrez une vigilance accrue dans les espaces publics et privilégiez les modes de transport officiels
- Évitez de divulguer la durée exacte de vos déplacements sur les réseaux sociaux
Il reste possible de découvrir le monde sans sacrifier son sentiment de sécurité. Préparation, anticipation et choix judicieux invitent à la curiosité raisonnée, loin des zones où l’angoisse finit par occulter la beauté du voyage. Le globe foisonne d’aventures à la mesure des voyageurs prudents.


