René Barjavel, enfant de la région, disait de Nyons que la seule différence avec le Paradis, c’est qu’on y est bien vivant. La formule fait sourire, mais elle ne surprend pas vraiment quand on découvre ce bourg de Drôme provençale blotti au creux des Baronnies, protégé du froid par les reliefs environnants et baigné d’un ensoleillement qui permettait autrefois de croire qu’on avait glissé vers le sud. Classée parmi les « Plus Beaux Détours de France » et surnommée « le petit Nice » pour son microclimat méditerranéen, Nyons mérite largement le détour, que ce soit le temps d’un week-end ou d’une escapade plus longue. Pour les adresses pratiques, les événements à venir et les actualités locales, nyons-info.fr constitue une ressource utile à garder sous la main.
Une ville marquée par l’olive, du pont roman aux coopératives
Nyons est la capitale française de l’olive noire. Deux AOP portent son nom : l’huile d’olive de Nyons et les olives noires de Nyons, cultivées sur 53 communes entre la Drôme et le Vaucluse, sur plus de 215 000 oliviers. C’est ici que se situe la latitude la plus septentrionale de France où la culture de l’olivier est viable, grâce précisément à ce microclimat exceptionnel que créent les Baronnies. La coopérative Vignolis, installée en plein centre-ville, est visitable et offre une plongée concrète dans cette filière.
Le patrimoine bâti accompagne bien cette identité. Le pont roman qui enjambe l’Eygues, construit entre 1399 et 1400 et inauguré en 1409, reste l’un des monuments les plus photographiés de la région : 43 mètres de long, 18 mètres de hauteur, une arche unique et une silhouette qui résiste au temps avec une certaine élégance. Dans la vieille ville (le quartier dit Pontillac), les ruelles médiévales, les arcades et les placettes ombragées méritent une flânerie sans itinéraire imposé. Pour aller plus loin dans l’histoire locale, la Scourtinerie, dernière fabrique en France de ces petits paniers tressés utilisés dans l’extraction de l’huile d’olive, propose une visite aussi insolite qu’instructive.
Marchés, terroir et grand air dans les Baronnies
Le marché du jeudi matin est considéré comme l’un des plus beaux de la Drôme. Olives et huile AOP, miel, lavande, truffes noires, vins des Côtes-du-Rhône Villages Vinsobres : l’étal est généreux et les saisons y dictent leur loi. De mi-mai à mi-septembre, le dimanche matin, le marché provençal prend le relais avec ses couleurs et ses senteurs estivales. En février, c’est l’Alicoque, la fête de l’huile nouvelle, qui attire les amateurs de terroir pour célébrer la récolte dans une atmosphère de village qui a su rester authentique.
Nyons est aussi la porte d’entrée du Parc Naturel Régional des Baronnies Provençales, créé en 2015. Les randonneurs y trouveront des sentiers balisés accessibles dès le centre-ville, comme la balade du vignoble nyonsais (22 km, niveau facile) ou un parcours ludique familial de 2,3 km sur l’Eygues. L’été, la rivière elle-même invite à la baignade. Les amateurs d’œnotourisme peuvent partir à la découverte des vignes de Vinsobres ou de Suze-la-Rousse au fil d’itinéraires dédiés. Le col de Fontaube, signalé comme route remarquable, et le GR 429 complètent une offre plein air cohérente avec la sérénité du lieu.
Nyons se visite à n’importe quelle saison, mais le printemps (lavande, marchés en plein essor) et l’automne (récolte des olives, truffes) sont deux moments particulièrement propices. La ville est accessible en voiture depuis Montélimar (environ 40 km) ou Orange (environ 50 km), sans gare SNCF à proximité immédiate, ce qui en fait une destination pensée pour qui prend le temps de s’y poser vraiment.

